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Cas cliniques, ressenti patient, et psoriasis "online"
La Revue de presse du Psoriasis, mai-juin 2019

Cher(e) ami(e)s, cher(e)s collègues,

Le psoriasis est une pathologie inflammatoire touchant environ 3-5% de la population générale. Cette pathologie est pluri-factorielle avec une prédisposition génétique mais un rôle de l’environnement majeur. Le psoriasis peut être induit ou aggravé par certains traitements, on connaît les bêta-bloquants, les IEC, le lithium, les AINS ou antipaludéens. Voici 2 articles qui rapportent l’induction d’un psoriasis par le lithium avec une forme rare de psoriasis linéaire (Article 1) et un psoriasis pustuleux généralisé sous un antipaludéen de synthèse chez un patient traité pour un lupus systémique érythémateux (Article 2).

Alors que l’arsenal thérapeutique du psoriasis s’élargit toujours, les objectifs thérapeutiques se sont modifiés pour un PASI75 ou PASI90. Qu’en est-il du ressenti des patients ? Quelle est leur demande ? Un article a repris les facteurs importants pour les patients atteints de psoriasis (Article 3) concernant leur amélioration cutanée, montrant que les patients avec un fort BSA initial, une atteinte palmo-plantaire, ou des zones visibles, ou des lésions prurigineuses sont demandeurs d’une amélioration complète ou quasi-complète de leurs lésions. Un autre article à essayer de comprendre pourquoi les femmes interrompaient plus leur biothérapie que les hommes. Ils ont montré que les femmes étaient plus insatisfaites de leur traitement que les hommes et présentaient plus souvent des infections fongiques ou herpétiques sous traitement, ce qui pourrait être une explication de l’insatisfaction et de l’interruption (Article 4). Afin d’améliorer la prise en charge des patients atteints de psoriasis quels sont les futurs outils qui pourront être proposés au dermatologue en plus de l’arsenal thérapeutique ? Un article a comparé pendant une année la prise en charge de patients atteints de psoriasis via une plateforme en ligne versus des consultations classiques, montrant qu’il n’y aurait pas de différence de prise en charge pour les patients. (Article 5).

Très bonne lecture à tous,

Anne-Sophie DARRIGADE


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MEMBRE

Études cliniques pour les patients atteints de psoriasis
Service Dermatologie Hôpital Saint André - CHU de Bordeaux

Association du psoriasis avec d’autres pathologies et le risque infectieux des traitements
La Revue de presse du Psoriasis, avril 2019

Cher(e) ami(e)s, cher(e)s collègues,

On parle souvent du risque cardio-vasculaire associé au psoriasis, cependant ce mois-ci dans la littérature de nombreux articles se sont intéressés à l’association du psoriasis avec d’autres pathologies.

Ainsi l’article 1 montre que l’incidence de la pemphigoïde bulleuse est 3 fois plus élevée chez les patients atteints de psoriasis, touchant plus souvent des sujets de moins de 40 ans. L’article 2 montre que les patients psoriasiques ont plus de diverticulite en comparaison à une population contrôle, avec un risque relatif de 1,26 mais l’appendicite et la cholécystite sont identiques à la population témoin. L’article 3 met en évidence une association entre sclérodermie systémique (SclS) et psoriasis avec une meilleure survie chez les patients SclS+PSO du fait de l’absence probable d’auto-anticorps circulant. Une équipe s’est penchée sur la prévalence de l’onychomycose chez les patients ayant un psoriasis, montrant par leur travail que la prévalence est identique entre la population psoriasis et contrôle (49,08% vs 51,3%) mais les agents fongiques étaient en proportion différente par contre (article 4).
Non seulement le psoriasis peut être associé à d’autres pathologies mais les traitements mis en place pour le psoriasis peuvent aussi s’accompagner de complications. La première complication étant infectieuse, l’article 5 traite du risque infectieux chez les patients traités par un systémique (biologique ou non biologique) en comparant au méthotrexate. L’article 6 montre que la population de patients traités pour un psoriasis, par une biothérapie ou un immunosuppresseur, à risque de faire un épisode infectieux est surtout en lien avec le sexe féminin, le tabagisme, l’âge précoce de début du psoriasis, les co-morbidités et l’histoire thérapeutique, avec principalement des infections bactériennes des voies respiratoires hautes et virales à HSV ou VZV.

Très bonne lecture à tous,

Anne-Sophie DARRIGADE


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Raison d’être d’aPSOderm

aPSOderm, réseau d’échange sur le psoriasis, regroupe tous les dermatologues et internes en DES de dermatologie - principalement de Nouvelle-Aquitaine - désirant échanger et partager leurs cas cliniques liés à cette pathologie.

Pour cela, ce forum privé a été créé, il fonctionne depuis 2008 et regroupe 99 membres.

Chaque année, une réunion convie tous les membres lors d’une soirée sur le thème du psoriasis, incluant des reportings des événements comme les Journées Dermatologiques de Paris, des présentations d'invités d'envergure nationale, et bien sûr une session cas cliniques où les internes peuvent se mesurer aux dermatologues les plus aguerris, quel que soit leur mode d'exercice.


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